Vera Antipova : « Les courts métrages – c’est comme une inspiration »

Vera AntipovaVera Antipova – traductrice de formation, cinéphile de vocation, art-directrice du festival de cinéma court métrage Cinema Perpetuum Mobile qui a réuni 35 pays du monde autour le sujet du perpetuum mobile et est devenu un véritable évènement dans l’espace culturel biélorusse, parle de se passion pour le cinéma et des impressions du travail sur la plateforme créative du festival.

 Premièrement, par qui commence ta passion pour le cinéma ? Comment cela se traduit ?

Depuis l’enfance je me vois plongée dans la création, j’ai travaillé au théâtre (notamment dans studio musical du théâtre d’opéra), pris part aux spectacles, et je comprenais que l’art c’est bien le domaine où je me sentais le plus confortablement côté réalisation. Mais j’ai découvert le cinématographe plus tard, et si on peut le dire, du côté pratique tout de suite. J’ai rencontré par hasard des gens foux cherchant la sortie de l’énergie créative dans le cinéma – le cinéclub de Minsk et le Cinécoopératif – tous ces gars et leurs yeux enflammés de l’amour du cinéma, m’ont inspirée incroyablement, m’ont guidé, et je les ai suivis totalement hypnotisée. Comme cela s’avère mainenant – j’ai suivi le bon chemin.J’ai voulu tout de suite m’occuper des choses pratiques – filmer, être filmée, organiser. Il y a eu des tournages amateus, l’étude au cours d’acteur à une école de cinéma, travail sur quelques projets dans le cadre des études ; co-production du label cinématographique Byzond Pictures avec Alexei DeBronxe. J’ai consacré beaucoup de temps à la promotion de festival, donc s’en suivie logiquement ma participation à la préparation du festival Cinema Perpetuum Mobile.

 Quel est ton genre de cinéma préféré ? Qu’est-ce que tu trouves pour toi-même dans les films courts métrages ? Quel serait leur futur, à ton avis ?  

La question sur le genre de cinéma préféré me fait penser à celle de type « qui est-ce que tu aimes le plus – maman ou papa ». L’intérêt envers tel ou tel film n’est pas né d’un genre, mais du sens communiqué par le réalisateur à son travail. Et après un film d’action vous pouvez passer quelques jours le regard dans le mur pour trouver les réponses aux questions posées par l’auteur. En même temps vous pouvez sortir perplexe après la diffusion d’un art-house hautement noté par les critiques. Là reste toujours actuelle la question sur la perception subjective d’une oeuvre d’art.

Les cours métrages – c’est comme une inspiration. Le spectateur regarde le long métrage –il inspire, expire – il y a une plus longue dynamique des sensations et pensées. Et dans le cinéma court métrage l’auteur a très peu de temps pour impressionner. C’est plus facile et plus difficile à la fois. Mais le plus probablement c’est un défi – être capable de faire l’homme sentir et réfléchir par le biais d’une petite forme. Il y a des courts métrages qui ne me laissent pas pendant plus longtemps que le long métrage.

A quel point t’est proche le sujet du mouvement éternel ?  

Ce sujet me touche vraiment. J’essaie de vivre dans un mouvement éternel – intellectuel, spirituel, physique, émotionnel. En effet, tout autour se trouve en mouvement, tout le monde environnant, et, peut-être, c’est là l’essentiel que nous cherchons souvent.
Quelles étaient tes fonctions en tant que art-directrice du festival Cinema Perpetuum mobile? Ce festival étant international, tu aurais dû bénéficier de ta connaissance des langues étrangères ? Et de ta formation dans le domaine de communications interculturelles ?

Pour moi le travail dans le festival a commencé par l’établissement des contacts et liens internationaux – avec d’autres festivals, différentes associations et organisations, ensuite – avec les professionnels dans le cinématographe que nous avons invités dans le jury. Les langues étrangères dans ce cas d’activité – c’est quelque chose par défaut dont on ne parle pas. La correspondance s’organise par défaut en anglais au moins, et c’est formidable que les gens des continents différents, réunis par la seule passion, idée et but, ont l’outil de communication commun qui facilite l’interaction.

La formation dans le domaine de communications interculturelles et notamment de communications m’aide dans le travail avec les partenaires étrangers mais aussi dans le quotidien. Le savoir de communiquer efficacement, surtout si de l’état de ton activité tu es en contact avec les gens – est une autre condition par défaut. Tout est très simple – tu as un but que tu peux atteindre plus facilement si tu parles la même langue aux gens – littéralement et fugurément.

Ayant pris une part active à l’organisation d’un évènement international, peux-tu remarquer dans quelle mesure est nationalisée le langage de l’art et de la culture, a-t-il des particularités ethniques ? Peux-tu noter des faits ou cas curieux liés avec un certain pays participant au festival ? Avez-vous eu des difficultés dans la compréhension des buts du festival car son idée déployée par 35 pays, est née au Bélarus même si actuel pour la culture occidentale ?

Cinema Perpetuum Mobile Probablement, c’est à cause de ma formation et l’ouverture aux choses et projets internationales, mais il me semble que le festival a fait preuve d’une compréhension interculturelle exceptionnelle et d’une communauté de langage. On aurait attendu des difficultés posées par la limite thématique des travaux soumis car le sujet principal du festival est le perpetuum mobile et les « nominations éternelles » complémentaires. Mais les auteurs des pays divers – de l’Australie au Canada – ont trouvé quelque chose de commun dans l’interprétation, ont compris notre appel peu importe leur langue natale et leurs particularités culturologiques. Cela pourrait témoigner que le « mouvement éternel » envahit tout le monde, que c’est un des concepts capables d’émouvoir et réunir les esprits et les âmes dans le monde entier.

Est-ce que les participants biélorusses du festival sont bien entrés au contexte international ? Quel est le secret du succès du travail biélorusse d’Artiom Lobatch Le Crépuscule ?

 Il est à noter que nous voudrions toujours avoir plus de participants biélorusses, nous avons voulu voir le Bélarus le leader de travaux mais c’est la Russie qui nous a dépassés cette année. Le festival est fait avant tout pour nos filmmakers, nous sommes devenus intermédiaires entre les auteurs et les spectateurs, nous avons trouvé de bonnes et originales plateformes permettant aux jeunes auteurs de diffuser leurs travaux au grand écran, d’avoir le retour et la promotion ultérieure de leurs travaux. Nous n’avons pas encore le système parfait d’interaction avec les participants potentiels mais nous travaillons dessus en confirmant une fois de plus notre principe de mouvement éternel et développement dans ce cas.
Le travail d’Artiom Lobach a reçu la haute note du jury international. Je peux juger et analyser ce succès seulement en tant que spectateur, alors je crois que cela est dû à une vision artistique unique de l’auteur qui se combine de manière étonnante avec la profondeur conceptuelle paradoxallement légère pour la perception. Et, bien sûr, cela est dû à la post-saveur particulière qui reste après le visionnage.

Le spectateur biélorusse, comment il a accuilli les travaux du festival ? Peux-tu décrire un profil généralisé ? Les diffusions ont évisitées activement ? Les retours des spectateurs ?  
Cinema Perpetuum Mobile public BélarusLe public a été très sensible, a partagé volontiers ses impressions, et, à vrai dire, nous n’avons même pas attendu autant d’intérêt – la diffusion complémentaire des meilleurs travaux a fait salle comble. Bien sûr, il faut voir réellement les choses – le cinéma court métrage d’auteur ne va pas rassembler des stades et des palais de concerts mais à cette étape nous sommes contents du résultat.

Ton impression du ton travail (si on peut dire comme ça) au festival et ce qui t’as impressionné (étonné, réjoui) le plus ?  

Le principal avantage et plaisir du travail au festival est une équipe qui l’a fait. Plus de 30 personnes engagées de telle ou telle manière au développent du projet, des bénévoles fous, prêts à remuer ciel et terre pour l’idée, pendant six mois ont trouvé la compréhension mutuelle impressionnante et l’unanimité dans la résolution de toutes les questions. A mon avis c’est une situation vraiment unique qui inspire à quelque chose de plus grandiose.

Un autre moment magique – autant de gens de divers coins de la terre nous ont cru et confié leurs travaux. Bien sûr, ce n’est pas tombé du ciel, c’est le fruit du travail de nos superbes bénévoles, coordinateurs en ligne, mais le fait même que les propositions de 35 pays sont venues au Bélarus, à un jeune festival qui commence juste à voler de ses propres ailes – cela impressionne et fait naître l’espoir que notre festival est nécessaire là et maintenant, et que nous devons avancer.

La couverture de presse, a-t-elle été suffisante avant, pendant et après le festival ?

 Je ne peux pas dire si suffisante. La couverture dans la presse n’est jamais superflue. Quand un évènement est organisé, visé à aider les jeunes talents et à encourager le développement, on veut avoir la couverture médiatique maximale pour pouvoir parvenir même ceux qui, peut-être, ne cherchent pas eux-mêmes, mais attendent qu’on les appelle. Nous avons senti un grand intérêt de la part de la télévision, nous avons eu une heure à l’antelle à une chaîne de TV internet, nous avons lu des reportages sur des ressources variées. Mais bien sûr il y a sur quoi travailler, et nous voudrions lire un jour des comptes rendus pas seulement dans les médias biélorusses mais aussi étrangers. Cela pourrait devenir une motivation supplémentaire pour les réalisateus débutants et une bonne occasion pour établir de noueaux liens de partenariat.

As-tu d’autres passions créatives, à part le cinéma ?  

Cela fait longtemps que je suis amoureuse du ballet comme d’un système qui offre une liberté, et j’espère trouver avec le temps une forme intéressante pour combiner la danse et l’art visuel.

Merci et bonne continuation et inspiration dans tes projets !

Interviewer : Yuliya Novik, traduction du russe

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Peter dit :

    Класна! 🙂

    J'aime

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