Les villages biélorusses en photo

Uladzimir Sharnikau, photographe amateur de Babruisk, Bélarus, a décidé un jour qu’il serait cool et intéressant de photographier les Biélorusses simples qui ont leur vie différente au-delà du chemin circulaire de Minsk. Les photos présentées à cette exposition Tout droit dans les yeux de la vie, 10ième pour Uladzimir, montrent la vie du pays telle qu’elle l’est, sans exagérer ou embellir. Uladzimir a dû marcher et  traverser plusieurs dizaines de kilomètres de route  des fois pour trouver les bons sujets et personnages.

L’exposition photo  est ouverte dans la galerie TUT.BY (Minsk, rue V.Khoruzhej, 1a, 6 étage (5 étage système fr), entrée du côté droit du centre commercial «Силуэт») jusqu’au 27 avril. Horaires: lundi-vendredi 9h-18h.

Sa photographie – ce sont toujours les histoires humaines. Même si les gens restent derrière la photo. Sa photo n’est pas une illustration pour un texte, ni un ajout à une information textualisée. Lui – comme une image à la télé – est une information. Lui est une valeur autonome. Il n’est pas ennuyant car l’auteur est intéressé par l’objet de photographie. Le photographe aime les gens, écoute leurs histoires simples, sympathise avec eux. Sa photographie est la vie elle-même. Les ordures des détails peu significatifs, les taches, les touches de la réalité composent un tableau bizarre de la vie – incomparable dans sa véracité, assure la curateur de l’exposition Alena Shalima. 

Le photographe est assez réservé dans les paroles, il propose de regarder l’expo plutôt que d’en parler.

Pour le portail Naviny.by il dit quelques mots:

Je suis un simple photographe qui veut montrer aux gens le pays où ils habitent. Après une des expositions un homme est venu me voir pour dire: je n’ai pas même imaginé qu’il y avait cette vie au-delà du chemin circulaire de Minsk. Et il y a une vie là – les gens y habitent avec leurs joies et malheurs… Je suis intéressé de les photographier, fixer. Parfois les gens vont me voir eux-mêmes, veulent parler, alors il faut les écouter, et parfois ils refusent d’être pris en photo. C’est différent. Il y a des gens méchants. Mais pourquoi les montrer? J’aimerais que la personne sur la photo aie une âme bonne, un regard ouvert, un espoir, les yeux scintillants. Il faut chercher.  

Le photographe rêve de publier un album photo sur son Bélarus à lui – un vrai, qu’on ne peut pas voir à la télé.

Selon l’article en biélorusse par Asia Paplauskaja

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