Ésotérisme bélarussien avec Ludmila Bakhar

L’image des particularités de la culture bélarussienne contemporaine serait incomplète sans essayer de comprendre la nature des superstitions, des peurs du mauvais oeil, des sorcières et d’autre ésotérisme. Quelle est la mission au Bélarus des suicidés dans la vie précédente? Quels péchés sont payés par les gens nés Bélarussiens? Et d’autres questions ont été vues dans le cadre de l’interview du projet « La culture améliore la vie! » (budzma.org) avec la chamanne Ludmila Bakhar – ci-dessous la traduction de quelques extraits de l’article.

[….]

— Auraient les Bélarussiens une énergétique particulière? Pourriez-vous dire à distance que « c’est un Bélarussien« ? 

— Oui. Nous sommes très crédules. Et aujourd’hui cela joue un mauvais tour vue le nombre de gourou spirituels et « maîtres » qui apparaissent sur notre territoire. Je vois comment souvent les Bélarussiens se laissent tromper. Surtout si prendre en considération le fait qu’ils ne sont pas stables – ils sont en quête permanente. Car ici il n’y a pas d’appui. Il n’y en a non plus en Russie mais là il y a du soutien financier, la réalisation dans le travail. 

— Mais c’est ici que nous sommes nés pour quelque raison.

— Oui, il y en avaient eu des raisons. La ressource de soutien externe dont j’ai parlé, l’appui, existe dans tout pays. Cela peut être l’argent, la foi, les idées nationales, toutes sortes de choses. Au Bélarus il n’y a pas de ce support, et pour survivre ici, il faut posséder l’accumulateur interne, sa propre source d’énergie qui irait de soi. C’est une expérience très précieuse pour une âme qui est née ici.

— Comme un niveau suivant d’un jeu ?

— Oui. Et c’est un jeu assez cruel où durant une période limitée tu dois trouver toi-même. Et c’est difficile de faire au Bélarus. Ici l’énergie est très dense, concentrée: si à Moscou, par exemple, tu as travaillé, et le soir un événement a lieu, à Minsk il faut une semaine pour la même chose. A Moscou l’énergétique est plus astrale, rapide, et chez nous elle est mentale – tout est lent, avec de la réflexion. […]

— Qu’en pensez-vous, le fait d’être nés ici (le niveau plus haut) – c’est notre punition ou motivation? 

— Probablement, nous nous sommes distingués au bons sens: vivre depuis sa propre source d’énergie c’est comme habiter une île déserte. Au Bélarus, les gens, il semble, sont réunis mais en même temps ils sont à part, chacun pour soi. Et même les Moscovites nous voient comme sociables et intéressants d’une part, mais sans faisant part de l’énergétique commune, restant des unités autonomes. C’est ainsi, probablement car nous avons toujours été sous la domination des envahisseurs.  La docilité nous est propre. Les Bélarussiens sont concentrés sur leur monde interne: l’homme peut marcher en vous regardant de manière maussade mais cela ne veut point dire qu’il vous traite mal. Il regarde ainsi lui-même, à l’intérieur de lui.

— Comment cette humeur influe-t-elle sur notre monde intérieur?

— L’homme ne peut pas vivre toute sa vie en état abattu. Il a mal, il est en dépression, et c’est ainsi dépression, et c’est alors que se font des efforts de se trouver. Maintenant une bonne partie des Bélarussiens désirent apprendre à être heureux

— Et que faut-il faire pour cela?  

— Il faut mettre pas mal d’efforts. La première chose à lutter avec – les propres peurs. Les Bélarussiens, on dirait, sont leaders dans l’ensemble des angoisses: peur pour les enfants, pour la vie, peur de changements… Quand je fais des régressions (le travail avec les souvenirs sur les vies précédentes), je vois qu’environ 8 de 10 suicidés dans la vie précédente arrivent au Bélarus. L’âme du suicidé porte le poids des souffrances. D’autres pays d’en ont pas. Il y a des fêtards et des alcooliques dans l’incarnation précédente, mais ce nombre des anciens suicidés est seulement chez nous.

— Alors que faut-il apprendre? Etre Bélarussien veut dire quoi? 

— Peut être, apprendre à être heureux. Et deuxièmement, survivre avec ses propres forces.

[…]

— Est-ce que l’homme peut lui-même, sans recourir aux forces étrangères, comprendre quelle est sa leçon, pour quoi a-t-il des échecs et maladies? 

— Chacun a son intuition. La première pensée est toujours correcte. Ensuite c’est l’esprit qui s’active. L’intuition aidera toujours à prendre la bonne décision et comprendre pourquoi il nous a été envoyée telle ou telle situation. Quand vous êtes sur la route et il y a un accident, celui qui a fait le coup, n’est pas coupable car il faut chercher quelque chose en vous-même.

Aussi il faut savoir s’écouter, ne pas lutter contre soi. Etat de mauvaise humeur, il est mieux vivre la période en cette vibration et tirer la conclusion. En combattant l’émotion, tu l’alimentes d’énergie et augmentes encore plus la mauvaise humeur. Et si se dire oui, je suis de mauvaise humeur aujourd’hui, je l’accepte, et demain tout sera autrement, la vie deviendra plus facile.

[…]

— Comment sont les Bélarussiens enclins à croire en ce qui soit? En Inde  par exemple, on est né en foi. 

— Au Bélarus d’habitude on arrive à la foi par des souffrances de vie. Cela s’est fait ainsi. Ou bien on est né avec la souffrance, comme leçon de la vie précédente. Ici il n’y a pas de culture spirituelle. Quand je vois quelqu’un qui, en quête, joint un mouvement, fréquente les cours, je suis triste car je comprends qu’il ne trouvera rien. Il dépense son temps. Mon expérience de recherches spirituelles consistait en 10 ans d’assistance aux séminaires où j’ai dépensé près de 25 mille dollars.  Et au bout du compte j’ai compris que j’avais au fond de moi tout ce que je cherchais, il faut juste se détendre, vivre, accepter la situation et être reconnaissant pour tout ce qui nous arrive.

Source de l’article complet en bélarussien

Journalistes: Hanna Troubatchiova, Tatsiaka Smalenskaya. Photo Alexandre Tarantio Zhdanovitch.

Agence de presse « Tarantinyes et fils ». 

 

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