#MeAndMinsk avec Benoit G.: « Contrairement à la France, tout reste ouvert le dimanche là-bas »

Cette interview dans le cadre du projet #MeAndMinsk (#MinskEtMoi) permet de voir le pays et ses habitants un peu dans la rétrospective et faire une comparaison à nos jours, grâce aux souvenirs de Benoit G. qui a vécu à Minsk pendant plusieurs années, mais il y a assez longtemps.
– Te souviens-tu de la toute première impression du pays quand tu es venu pour la première fois ? A-t-elle changé avec le temps, cette impression ?  
De ce que j’ai vécu au Bélarus, au début j’ai été marqué par la froideur de la police, et pour moi ils paraissent toujours aussi froids, mais avec le temps j’ai surtout appris qu’il y a des gens normaux derrière cette attitude, donc cette froideur ne m’impressionne plus.
Ce qui m’avait également surpris à mes débuts, c’est qu’il y a beaucoup de bâtiments avec des façades sans plâtres (avec les briques visibles). Mais lors de mon dernier séjour, j’ai remarqué que les façades des nouveaux bâtiments étaient plus jolies, je pense que la capitale a embauché un nouvel architecte 😉 .
quartiers dortoirs à minsk
Photo: forum.onliner.by
– Quels autres changements as-tu remarqués lors de ta dernière visite ? 
Quand je suis revenus la dernière fois, je me suis rendu compte que beaucoup de grands bâtiments ont été construits dans chaque quartier de la capitale. En fait pour moi, la ville est devenue très moderne, peut-être même un peu trop…
Et j’ai aussi remarqué que les prix dans les restaurants ont augmenté, par rapport à 8 ans en arrière, je pense que les prix ont doublé. 

– Tu as vécu au Bélarus il y a quelques années, quels souvenirs te restent de ce séjour ? 
Moi j’ai surtout gardé des bons souvenirs sur la ville de Minsk. J’ai découvert qu’il y a plein de choses simples à faire comme  se promener dans les grands parcs  (je ne me souviens plus de leurs noms), aller manger les chachlyks dans les bois,  aller dans le grand marché Kamarovski, faire des achats dans les centres Commercial le dimanche, jouer au super-loto, et je n’oublierai jamais les incontournables banya Russe.
 
– Qu’est-ce que tu aimais et n’aimais pas faire ici ? 
Je vais commencer par ce que je n’aimais pas: en fait, j’ai trouvé pénible de vivre avec 2 monnaies différentes, un tel dispositif pourrait marcher si le pays vivait du tourisme, mais ce n’est pas le cas. Donc enfin de compte c’est le pays qui souffre de cette mauvaise habitude économique. 
A part ça, quand j’habitais à Minsk, j’aimais bien aller payer les charges sur l’eau, l’électricité , ou la gaz, comparé à la France, les ressources premières dans ce pays ne coûtent que quelques « kopecs » 😉 . J’appréciais aussi le fait qu’il y a beaucoup de choix dans les transports en communs, que ce soit le métro, l’auto-bus, le tramway, le trolleybus, le minibus, ou le taxi, je ne manquais pas de véhicules pour me rendre au travail. 
J’aimais beaucoup les « dimanches » à Minsk, contrairement à la France, tout reste ouvert le dimanche là-bas.
GUM grand magasin à minsk
Photo: liveinternet.ru/users/ochur
GUM grand magasin, ouvert 9h-21h, dimanche 10h-20h
 
– Par quoi as-tu été surtout surpris ? 
 Au début, j’étais surpris que l’eau chaude soit coupée tous les ans pendant 1 ou 2 semaines. Et même après 4 ans de vie dans ces pays, je crois que je ne m’y suis jamais habitué.  En fait, pour un Français normal, vivre sans eau chaude, c’est très dépaysant.

– Quelles activités conseillerais-tu à un visiteur francophone qui vient pour la première fois ? 

L’activité principale que je conseillerais à un Français, c’est d’aller visiter une banya avec des biélorusses, et aller manger des chachlyks.
shachlyki minsk
Photo: KP.BY
banya biélorusse
Photo: minsk.all.biz
Et pour un peu de culture, à Minsk, Il y a également le musée de la seconde guerre mondiale qui est intéressant à visiter, et qui permet d’apprendre des choses qui ne sont pas écris dans nos livres.
– Quels « acquis pratiques » faut-il avoir pour être à l’aise ici ? Etait-ce facile et captivant pour toi d’apprendre le russe ? 
Pour être à l’aise là-bas, l’essentiel est qu’il faut apprendre un peu le russe, quand je prenais des cours, au bout de 6 mois je pouvais déjà pratiquer la langue russe avec des inconnus. 
Apprendre la langue était très intéressant pour moi, car j’ai découvert que beaucoup de mots russes était proches du français ou de l’anglais, de plus j’avais un très bon professeur qui avait une bonne méthode pour enseigner les langues étrangères (avec lui apprendre les déclinaisons c’était comme faire des mathématiques, et moi ça m’amusait 🙂 ). Je garde une bonne expérience de mes cours de russes, et si c’était à refaire, je le referai.
alphabet russe
Image: allada.org
Merci !
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