Les classiques du cinéma français de Vigo à Godard à Minsk

Le projet CINEMASCOPE présente, avec le soutien de l’Ambassade de France en Biélorussie, un panorama de 13 films majeurs français des années 1930 aux années 1960 récemment restaurés. Cette rétrospective se tiendra du 17 septembre au 4 octobre 2015 au cinéma « Rakéta » (3 pereoulok Rabochi, Minsk, téléphone : +375 17 298 25 00).

 Les grands films classiques furent et demeurent novateurs et suscitent un intérêt renouvelé, comme en témoignent les festivals qui, aujourd’hui, les remettent en lumière, du festival de Cannes au festival Lumière à Lyon, pour ne citer que ces deux exemples phares. Ce nouveau programme est lancé avec une première sélection de films des années 1930 aux années 1960. Il propose un parcours à travers l’histoire du cinéma, les genres et les époques – du fantastique à la comédie musicale, des ténèbres de la guerre à la liberté de la Nouvelle Vague – et rend hommage à de grands réalisateurs, de Jean Vigo à Jean-Luc Godard, ainsi qu’à des acteurs mythiques : Arletty, Jean-Louis Barrault, Simone Signoret, Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo, Catherine Deneuve…

réalisateur vigo

 Au programme:

17 septembre à 19h00

À PROPOS DE NICE de Jean Vigo, 1930, 31 min, noir et blanc

Comment donner le mieux la description brève du film ? Lorsque Jean Vigo a rédigé le communiqué de presse, il y indique ceci : « Jean Vigo et Boris Kaufman viennent de terminer leur film « À propos de Nice ». Ciel bleu, maisons blanches, mer éblouie, soleil, fleurs multicolores, coeur en lisse, telle apparaît d’abord l’ambiance niçoise. Mais ce n’est là que l’apparence éphémère, que la mort guette, d’une ville de plaisirs ».

Accompagnement musical : Olga PODGAISKAYA

ZÉRO DE CONDUITE de Jean Vigo, 1933, 44 min, noir et blanc

Avec Jean Dasté, Robert Le Flon, du Verron

C’est la rentrée des classes dans un collège de province. Chahuts au dortoir, punitions traditionnelles, récréations, études houleuses… Trois pensionnaires préparent une révolte sous l’œil complice d’un surveillant. Le prétexte : l’un des élèves qui a répondu trop vertement aux avances équivoques de son professeur de sciences naturelles est réprimandé par le Supérieur. Le complot est réalisé le soir même : les révoltés ligotent le surveillant sur son lit, et bombardent les autorités en pleine liesse, avant de s’enfuir par les toits.

18 septembre à 19h00

LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir, 1937, 113 min, noir et blanc

Avec Jean Gabin, Pierre Fresnay, Erich Von Stroheim

Au cours de la Première Guerre mondiale, l’avion du capitaine de Boeldieu et du lieutenant Maréchal est abattu par celui de l’officier allemand von Rauffenstein. Internés dans un camp de prisonniers, les aviateurs français sympathisent avec quelques compagnons d’infortune qui échafaudent un plan d’évasion. Mais ils sont transférés dans une prison-forteresse commandée par von Rauffenstein. Un profond respect s’établit entre de Boeldieu et von Rauffenstein, tous deux d’origine aristocratique…

19 septembre à 18h00

LES ENFANTS DU PARADIS de Marcel Carné, 1943, 190 min, noir et blanc

Avec Arletty, Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur

Paris sous Louis-Philippe. Boulevard du Crime, parmi les acteurs et les bateleurs, l’amour et la mort jouent la comédie. C’est d’ici que part la ronde capricieuse du destin qui contrarie toujours l’amour de la belle Garance et du mime Jean-Baptiste Debureau. Autour d’eux, d’autres destins se jouent : celui de Lacenaire, dandy assassin, celui de Nathalie qui épouse Jean-Baptiste sans parvenir à effacer le souvenir de sa rivale, celui de Frédérick dont la seule passion reste finalement le théâtre.

20 septembre à 19h00

JULES ET JIM de François Truffaut, 1961, 105 min, noir et blanc

Avec Oscar Werner, Henri Serre, Jeanne Moreau

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p style= »text-align:justify; »>Paris dans les années 1900. Jules, qui est allemand, se lie d’amitié avec Jim, qui est français. Entre eux, c’est comme un
coup de foudre. La photo d’une statue de femme au sourire mystérieux les éblouit. Ils décident de se rendre en Grèce, pour retrouver cette statue. De retour à Paris, Jules et Jim font connaissance avec Catherine, qui a le même sourire que la mystérieuse statue. Catherine aime Jules qu’elle épouse, avec la bénédiction de Jim. La guerre de 1914 éclate, et sépare les deux amis. Catherine et Jules ont une petite fille, Sabine. Jim leur rend visite, dans leur chalet des Vosges. Catherine se met à aimer Jim…

24 septembre à 19h00

PÉPÉ LE MOKO de Julien Duvivier, 1936, 90 min, noir et blanc

Avec Jean Gabin, Mireille Balin, Line Noro

Truand et souteneur parisien, Pépé le Moko a trouvé refuge dans la casbah d’Alger, qui est devenue son territoire inviolable. Une descente de police, conduite par l’inspecteur Slimane, est organisée et surprend Pépé et sa bande chez un receleur, mais Pépé parvient à s’enfuir. Le fugitif rencontre ainsi Gaby dont il devient l’amant mais Inès, sa maîtresse, dévorée de jalousie, et Slimane, fin limier, vont conjuguer leurs efforts, l’un pour faire sortir Pépé de sa tanière, l’autre pour détruire cet amour…

25 septembre à 19h00

JOUR DE FÊTE de Jacques Tati 1947, 87 min, noir et blanc

Avec Jacques Tati, Guy Decomble, Paul Frankeur

Dans un petit village du centre de la France, c’est jour de fête : les forains s’installent sur la place avec leurs roulottes, leur manège et leur cinéma ambulant. Les villageois découvrent alors un documentaire sur les prouesses de la poste en Amérique. François, le facteur, impressionné par ce film, décide de se lancer à son tour dans une tournée « à l’américaine »…

26 septembre à 19h00

PICKPOCKET de Robert Bresson, 1959, 75 min, noir et blanc

Avec Martin Lasalle, Marika Green, Pierre Leymarie

Un jeune homme, Michel, se confesse à son journal : il a volé dans le sac d’une femme, au champ de course de Longchamp. La police l’a arrêté et, faute de preuve, relâché. Il confie l’argent à Jeanne, une voisine. Voler devient pour Michel une affirmation morale : non seulement il multiplie les vols, perfectionne sa technique, s’associe à d’autres pickpockets mais semble défier le commissaire en lui rendant visite. Il continue jusqu’à un ultime coup qui l’amènera en prison, et lui révèlera son amour pour Jeanne.

27 septembre à 19h00

LES PARAPLUIES DE CHERBOURG de Jacques Demy, 1963, 87 min, couleur

Avec Catherine Deneuve, Nino Castelnuovo, Anne Vernon

Geneviève Emery, dont la mère tient un commerce de parapluies, aime Guy Foucher. Madame Emery ne voit pas d’un bon œil cette idylle avec un jeune garagiste. Guy est appelé à l’armée, pour la guerre d’Algérie et Geneviève se donne à lui avant son départ. Elle est enceinte. Guy donne peu de nouvelles. Poussée par sa mère, Geneviève accepte d’épouser Roland Cassard, un riche diamantaire. Quelques années après, un soir de noël, il neige et…

1 octobre à 19h00

CASQUE D’OR de Jacques Becker 1951, 96 min, noir et blanc

Avec Simone Signoret, Serge Reggiani, Claude Dauphin

Dans le milieu des apaches parisiens, la bande à Leca a investi une guinguette animée du bord de Marne. Marie, une prostituée surnommée Casque d’Or en raison de son étincelante chevelure, s’est fâchée avec son amant du moment, le distingué Roland. Surgit alors Raymond, accompagné de son ami d’enfance, Manda, un ancien apache reconverti en charpentier sérieux et convaincu. Entre la belle et le charpentier, le coup de foudre est immédiat. Une passion destructrice, sur fond de rivalité au sein du gang, unit les deux amants.

2 octobre à 19h00

MADAME DE… de Max Ophuls, 1953, 102 min, noir et blanc

Avec Danielle Darrieux, Charles Boyer, Vittorio De Sica

Pour régler ses dettes, Madame de… vend à un bijoutier des boucles d’oreilles que son mari, le Général de…, lui a offertes et feint de les avoir perdues. Le Général, prévenu par le bijoutier, les rachète et les offre à une maîtresse qui les revend aussitôt. Le baron Donati les acquiert, puis il s’éprend de Madame de… et en gage de son amour lui offre les fameuses boucles d’oreilles. Le parcours de ce bijou aura des conséquences dramatiques.

3 octobre à 19h00

LES YEUX SANS VISAGE de Georges Franju, 1959, 88 min, noir et blanc

Avec Pierre Brasseur, Alida Valli, Edith Scob

Victime d’un terrible accident de la route, Christiane, la fille du célèbre professeur Génessier, vit recluse dans le domaine familial. Un masque cache son visage atrocement défiguré. Afin de lui redonner un visage, le professeur et sa fidèle assistante n’hésitent pas à enlever des jeunes filles blondes aux yeux bleus dont la carnation puisse être transplantée sur le visage de Christiane. Plusieurs greffes échouent. La police retrouve le cadavre d’une jeune femme défigurée et le professeur reconnaît à la morgue le corps de sa fille.

4 octobre à 19h00

PIERROT LE FOU de Jean-Luc Godard, 1965, 112 min, couleur

Avec Jean-Paul Belmondo, Anna Karina, Dirk Sanders

Ferdinand Griffon est un jeune père de famille un peu désabusé qui vient de perdre son emploi à la télévision. Un soir, alors qu’il revient d’une désolante soirée mondaine chez ses beaux-parents, il réalise que la baby-sitter qui était venue garder ses enfants est un ancien flirt, Marianne Renoir. Il décide de tout quitter et de partir avec elle dans le Sud de la France, dans un grand périple où se mêleront trafic d’armes, complots politiques, rencontres incongrues, mais aussi pauses bucoliques et déchirements amoureux.

 Tous les films sont projetés en version originale sous-titrée en russe.

La rétrospective est organisée par le projet CINEMASCOPE avec le soutien l’Ambassade de France en Biélorussie.

 

Pour tout renseignement complémentaire, adressez-vous au

Service de Coopération et d’Action culturelle de l’Ambassade de France en Biélorussie

(Mlle Ina MATSYIENKA, tél. : (+375 17) 229.18.10.)

ou

consultez le site Internet de l’Ambassade de France : www.ambafrance-by.org

 Ambassade de France en Biélorussie

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