Nouvelle Vague à Minsk

« La Nouvelle Vague » est une définition  qui décrit parfaitement le processus des changements radicaux dans la société et, plus particulièrement, dans le cinema français. Les cinéastes des années 60 (1959-1968) sont sortis des studios de  tournage pour se rendre en plein air, ont pris  les sujets simples, ont tourné les acteurs et  les actrices inconnues.Les réalisateurs qui constituaient le coeur du mouvement – Jean-Luc Godar, Eric Rohmer, Agnès Varda, Jean Eustache, François Truffaut, Jacques Rivette et  Claude Chabrol- avaient pour but de rompre avec académisme du cinéma français.

Festival de Cannes 1959 avec l'équipe de l'émission Reflets de Cannes
Jean Cocteau et François Truffaut, entourés de l’équipe du film « Les 400 coups » à la sortie du Palais du Festival de Cannes
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Jean-Luc Godard-réalisateur des films A bout de souffle et Pierrot le fou

J’ ai déjà dit que la Nouvelle Vague cherchait de rompre avec le passé, avec le conservatisme dans tout les domaines de la vie.Ce qui m’a toujours intéressé :est-ce c’est le cinéma qui influence sur  la pensée ou c’est la vie elle-même qui est le source des sujets pour les films ?Jean-Luc Godar a su la réponse:

« Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout»

La Nouvelle Vague était le vivier des talents. Imaginez: Brigitte Bardot, Jean Paul Belmondo, Jean Seberg, Anna Karina, Catherine Deneuve ont connu le pic de leurs carrières dans les années 60.

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BB.Idol de l’époque et leader de l’émancipation

 

 

 

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Jean Paul Belmondo, Anna Karina et Jean Claude Brialy dans  Une femme est une femme(1960)
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Jean Seberg dans  » A bout de souffle « Americaine, elle combattait pour les droits de la population noire aux Etats-Unis dans les années 60

J’aime beaucoup les films de la NV pour sa joie, sa sincérité et sa simplicité.Catherine Deneuve dit qu’elle n’était  jamais plus heureuse que lors du tournage des « Parapluies de Cherbourg « (1964). Chez nous, à Minsk il y a un projet interéssant qui offre de larges possibilités de faire connaissance avec le cinéma mondial. Dans le cadre du  projet CINEMASCOPE, lancé par deux personnes en 2009, il y a la possibilité de regarder en VO les retrosprectives de Hitchcock, de Allen, d’Antenioni, le films des festivals,  ainsi que les séances thématiques, comme le programme de Nouvelle Vague de 18 à  27 mars au cinéma Raketa.Сette collection des films fait  coïncider avec Les Jours de la Francophonie et la sortie du livre d’Antoine de Baecque « La nouvelle vague : portrait d’une jeunesse »  (Rosebud Publishing, 2016)traduite en russe.

films de la Nouvelle vague à Minsk
L’affiche du programme

Le programme complet des séances:

18 mars à 19h00
Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle, 1951, 88 min

Julien Tavernier, ancien militaire, accomplit un crime parfait : il assassine son patron avec l’aide de la femme de ce dernier dont il est l’amant. Voulant effacer un indice compromettant qu’il a oublié sur les lieux du crime, il se retrouve bloqué dans l’ascenseur qui l’y ramène. Sa maîtresse et complice l’attend en vain au café, puis passe la nuit à chercher sa trace.

19 mars à 18h00
Présentation de la traduction en russe du livre « La nouvelle vague : portrait d’une jeunesse » d’Antoine de Baecque (Rosebud Publishing, 2016).

Une femme est une femme de Jean-Luc Godard, 1961, 85 min 
« Angela, tu es infâme. – Non, répond-elle, je suis une femme. » Impertinence qui résume ce film. L’histoire : celle d’Angela qui veut un enfant. Mais Émile n’en veut pas. Alfred, qui est amoureux d’Angela, ne dirait pas non. Angela qui aime Émile refuse Alfred mais fait croire à Émile qu’Alfred lui fait perdre la tête…

20 mars à 21h20
Hiroshima, mon amour d’Alain Resnais, 1959, 90 min

Une actrice se rend à Hiroshima pour tourner un film sur la paix. Elle y rencontre un Japonais qui devient son amant, mais aussi son confident. Il lui parle de sa vie et lui répète « Tu n’as rien vu à Hiroshima ». Elle lui parle de son adolescence à Nevers pendant la seconde guerre mondiale, de son amour pour un soldat allemand et de l’humiliation qu’elle a subie à la Libération.

25 mars à 21h00
Jules et Jim de François Truffaut, 1961, 105 min, noir et blanc

Paris dans les années 1900. Jules, qui est allemand, se lie d’amitié avec Jim, qui est français. Entre eux, c’est comme un
coup de foudre. La photo d’une statue de femme au sourire mystérieux les éblouit. Ils décident de se rendre en Grèce, pour retrouver cette statue. De retour à Paris, Jules et Jim font connaissance avec Catherine, qui a le même sourire que la mystérieuse statue. Catherine aime Jules qu’elle épouse, avec la bénédiction de Jim. La guerre de 1914 éclate, et sépare les deux amis. Catherine et Jules ont une petite fille, Sabine. Jim leur rend visite, dans leur chalet des Vosges. Catherine se met à aimer Jim…

26 mars à 19h00
Le beau Serge de Claude Chabrol, 1958, 98 min

Francois retourne dans son village après des années d’absence. Il y retrouve son ami Serge qui, de son mariage avec Yvonne, a eu un enfant trisomique et a sombré dans l’alcool.

27 mars à 21h00
Ma nuit chez Maud d’Eric Rohmer, 1969, 110 min
Après plusieurs années passées à l’étranger, Jean-Louis, un ingénieur installé depuis à Clermont-Ferrand, aspire au calme et à l’étude. A l’église où il se rend chaque dimanche, il remarque une jeune femme blonde qui lui plaît et décide qu’elle sera sa femme. Dans un restaurant de la ville, Jean-Louis retrouve par hasard Vidal, un vieil ami de lycée, devenu professeur de philosophie à la faculté de Clermont-Ferrand. Le soir de Noël, celui-ci le convie chez Maud. Médecin et divorcée, la brune Maud, belle, fascinante et libre, ne semble pas insensible au charme de Jean-Louis.

Le frais d’entrée est environ 2 euros(50.000 BEL.RUB)

Adresse de salle de cinéma : Minsk, 3 pereoulok Rabotchi

Si vous avez régarder ces films, laissez vos commentaires svpl ;)C`est très interessant de voir comment les francophones des pays différents jugent les oeuvres de cinéma.

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3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. LOUYOT dit :

    Non , je ne suis pas passéiste mais oui, j’avoue avoir la nostalgie de ce cinéma-là !

    Aimé par 1 personne

  2. polina_réout dit :

    je vous conprend très bien!j’adore Kes parapluies de Cherbourg et je vais regarder L’Indochine ;)C’était la revolution pour cette époque-là!Et je suis sûre que pour beaucoup de gens ces films seront une découverte !

    J'aime

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